Image symboliqueL'Espagne et le Maroc renforcent la frontière de Ceuta avant un appel au passage
L'Espagne et le Maroc ont massé police et militaires à la frontière de Ceuta avant des appels en ligne à un passage samedi. Environ 5 000 migrants arrivés fin juillet se trouvent toujours dans l'enclave.
Les effectifs de la police nationale et de la Garde civile sont passés d'un peu plus de 1 100 à environ 1 600 agents, appuyés par 2 000 militaires, et les forces de sécurité ont installé au large de la digue d'El Tarajal une barrière maritime qui autorise des refoulements en mer, a rapporté El País vendredi 14 août. Le Maroc a renforcé le poste de Fnideq avec des centaines de policiers et de militaires, et le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Rachid el Jalfi, a qualifié mercredi ces appels en ligne de « suspects et trompeurs ». Le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a déclaré le lendemain à Ceuta qu'aucun de ceux qui passeraient ne resterait ni n'atteindrait la péninsule.
Éloignements et chiffres
Madrid accélère l'éloignement de ceux qui sont arrivés les 30 et 31 juillet, tandis que le président régional de Ceuta, Juan Jesús Vivas, affirme qu'au moins 9 000 personnes s'y trouvent encore.
Arrestations au Maroc
Les autorités marocaines ont arrêté un groupe soupçonné d'avoir relayé l'appel, et la FAZ fait état de poursuites contre plus de 80 personnes au Maroc.
Deuil à Tétouan
Le Monde rapporte que le corps d'un jeune homme de 18 ans qui avait tenté de rallier Ceuta à la nage a été remis à sa famille à Tétouan le mardi 11 août; sur les 82 corps repêchés du côté espagnol, six ont été identifiés.
Autres opinions
El País cite des récits de migrants selon lesquels la police marocaine a laissé passer des gens fin juillet; Rabat parle d'une surveillance continue.