Image symboliqueLe pétrole enregistre une forte hausse hebdomadaire alors que le blocus d'Ormuz se poursuit
Le brut a clôturé vendredi sur un gain hebdomadaire d'environ 6 %, le détroit d'Ormuz restant fermé depuis février. Des économistes avertissent que l'économie iranienne approche de l'effondrement.
Le Brent a clôturé vendredi 14 août à 88,52 dollars le baril et le WTI à 82,40 dollars, après que le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré la veille que la marine pouvait tenir le blocus 'indéfiniment'. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a affirmé sur Newsmax que Washington imposerait la semaine prochaine des mesures sans précédent dans l'histoire de l'isolement économique. L'agence américaine EIA évalue le trafic pétrolier dans le détroit à 4,9 millions de barils par jour au deuxième trimestre, contre 21,6 millions fin 2025.
La navigation contourne le blocus
Bloomberg rapporte que des pétroliers éteignent leurs transpondeurs plus longtemps pour sortir du brut du Moyen-Orient et que les raffineurs indiens achètent plusieurs mois à l'avance.
Les tables se vident à Téhéran
Des Iraniens ont déclaré à Radio Free Europe que le pain coûte deux fois plus qu'il y a un an et que les fruits ont disparu de leurs tables. Selon l'analyse de Masoumeh Taherkhani, basée à Londres, l'économie s'oriente vers une stagflation sévère, voire une hyperinflation, et pourrait approcher de l'effondrement en moins d'un an.
Abou Dhabi détourne ses cargaisons
AD Ports Group a annoncé un bénéfice net en hausse de 86 % au deuxième trimestre, à 596,7 millions de dirhams (162,4 millions de dollars), après avoir transféré ses services vers Fujairah et Khor Fakkan, sur le golfe d'Oman.
Revendication sur la voie maritime
Trump a promis de déclarer le détroit d'Ormuz territoire américain.
Autres opinions
Breitbart relaie l'affirmation de Trump selon laquelle l'Iran est 'fini', tandis que le serbe Politika met en avant son refus de s'excuser pour les prix du carburant aux États-Unis.