Image symboliqueUne équipe de sauvetage monte à bord du pétrolier échoué, la nappe s'étend au large d'Oman
Des spécialistes sont montés à bord du pétrolier sous sanctions Caroline Bezengi, échoué depuis fin juin dans une réserve marine au large d'Oman. Son brut a désormais atteint la côte continentale.
La société britannique de sécurité maritime Ambrey a annoncé le jeudi 13 août que des spécialistes étaient montés à bord du Caroline Bezengi avec l'appui de la Royal Air Force d'Oman pour commencer à stabiliser le navire, des bateaux de sauvetage et plus de 100 tonnes d'équipement étant en route. La mousson Khareef complique les opérations. Le pétrolier s'est enfoncé davantage depuis l'échouement, ce qui fait craindre une rupture de la coque et la libération d'une plus grande partie de ses quelque 800 000 barils de brut russe.
Le pétrole sur le littoral
L'Autorité de l'environnement d'Oman a indiqué mercredi que du pétrole avait atteint le continent. La nappe couvre plus de 2 000 kilomètres carrés et menace environ 40 km de côtes près de Ras Madrakah, a déclaré à Reuters un spécialiste des marées noires qui a analysé des images satellitaires.
Ni assureur, ni fonds
Les IOPC Funds ont indiqué à Reuters qu'ils ne prendraient pas en charge les coûts de dépollution, l'incident étant traité comme un acte de guerre; le pétrolier n'a aucun assureur occidental reconnu.
Explosion inexpliquée au large du Yémen
Le pétrolier sous sanctions faisait route de la Russie vers l'Inde lorsqu'il a signalé ses premières avaries au large du Yémen le 8 juin; des sources maritimes ont évoqué une explosion à bord. Aucune partie n'a revendiqué d'attaque.
Autres opinions
Breitbart désigne les combattants houthis soutenus par l'Iran, qu'il qualifie de terroristes, comme les suspects de l'explosion de juin, tandis que Reuters, repris par Daily Sabah, se borne à noter qu'aucune revendication n'a été formulée.