Image symboliqueWashington prépare un plan d'isolement inédit contre l'Iran, le brut recule
Washington dévoilera la semaine prochaine des mesures équivalant à un isolement économique « comme le monde n'en a jamais vu » contre l'Iran, annonce le secrétaire au Trésor, Scott Bessent. Le brut a maintenu son repli, faute d'accord sur Ormuz.
Bessent a déclaré jeudi 13 août sur Newsmax que ces mesures seraient combinées au blocus naval du détroit d'Ormuz, qui empêche selon lui toute entrée et sortie par les ports iraniens. Il n'a donné aucun détail, affirmant seulement que Washington était passé d'Epic Fury, son opération militaire contre l'Iran, à « economic fury », durcie de nouveau sur ordre du président. Le vice-président JD Vance a dit à Fox News que le premier objectif était un pétrole et un gaz bon marché pour les Américains, le second que l'Iran n'obtienne jamais l'arme nucléaire.
Les marchés anticipent un bras de fer prolongé
Bloomberg a rapporté vendredi que le brut avait maintenu sa baisse, un accord sur Ormuz restant hors de portée et les attaques contre des navires se poursuivant, au lendemain d'un article du Wall Street Journal signalant un repli des contrats à terme après plusieurs séances de hausse. L'OPEP a abaissé ses prévisions de croissance de la demande pour 2026, selon Global Times.
Combien de pétrole passe encore
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a affirmé sur Fox News que huit à neuf millions de barils par jour traversaient toujours le détroit, contestant les données de suivi des navires du Wall Street Journal reprises par TASS : 26 passages par jour en moyenne en juillet, 14 mardi.
Autres opinions
TASS met en avant la contestation par Washington des données de suivi maritime, tandis que Global Times ne rapporte que la révision à la baisse de la demande par l'OPEP.