Image symboliqueL'UE et 32 pays condamnent les exécutions de manifestants en Iran
L'Union européenne et 32 pays ont condamné mercredi, dans une déclaration commune, les exécutions de manifestants qui se poursuivent en Iran. Téhéran a rejeté ces critiques, y voyant de l'hypocrisie.
La déclaration du mercredi 12 août affirme que l'Iran recourt à la peine de mort pour « faire taire les dissidents, intimider des communautés et punir des personnes exerçant leurs droits fondamentaux », et exige l'arrêt immédiat des exécutions ainsi que la libération de toutes les personnes arbitrairement détenues. Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a écrit sur X que le pouvoir continue de faire couler le sang sept mois après les crimes de masse commis contre des Iraniens qui réclamaient justice et dignité. Le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a répliqué jeudi que des pays comme la France devaient cesser de faire la leçon au monde sur les droits humains, et que leur soutien à ce qu'il a appelé le génocide d'Israël à Gaza et son agression contre l'Iran avait anéanti toute supériorité morale.
L'ONU alarmée par la hausse des exécutions
Le bureau des droits de l'homme de l'ONU s'est dit mercredi dernier alarmé par la hausse des exécutions, comptant au moins 56 personnes mises à mort pour des motifs de sécurité nationale depuis les premières pendaisons liées aux manifestations de cette année. Le haut-commissaire Volker Türk a averti que plus d'une centaine d'autres personnes risquaient d'être exécutées pour des chefs d'accusation similaires.
De la vie chère à plus de 3 000 morts
Les manifestations ont commencé fin décembre en raison de la vie chère et ont culminé les 8 et 9 janvier. Les autorités reconnaissent plus de 3 000 morts et imputent les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les Etats-Unis et Israël ; des ONG basées à l'étranger évoquent des milliers de morts.