Image symboliqueUne étude relie l'afflux vers Ceuta à des vidéos virales, le Maroc érige une barrière
Une étude rapportée mardi attribue l'entrée massive à Ceuta à des vidéos virales des premières traversées. Le Maroc construit une barrière de quatre mètres près de Fnideq.
Le chercheur marocain Marouane L. Alaui affirme que de fausses affirmations sur une décision de la Cour suprême espagnole du 8 juillet, qui interdisait les expulsions immédiates des personnes arrivant par la mer, ont répandu l'idée que la frontière était ouverte. Les images de deux jeunes femmes ayant traversé à la nage ont totalisé 32 198 740 vues. La marée basse à midi le 30 juillet a coïncidé avec un retrait inhabituel des forces de sécurité marocaines, laissant le brise-lames d'El Tarajal ouvert pendant des heures. Il ne trouve aucune preuve qu'un gouvernement, un parti ou un influenceur ait ordonné la mobilisation.
Une barrière près de Fnideq
Le Maroc a déployé des milliers d'agents de sécurité autour de Fnideq et entamé la barrière à la périphérie de la ville pour bloquer l'accès au poste de Bab Sebta, selon le Maghreb Times, alors que circulent des appels anonymes en ligne à une nouvelle tentative massive le 15 août.
Madrid promet des retours
Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares, lors d'une rencontre mardi avec le maire-président de Ceuta Juan Jesús Vivas, a déclaré que tous ceux entrés les 30 et 31 juillet seraient renvoyés, principalement vers le Maroc. Vivas a affirmé qu'environ 10 000 personnes, dont beaucoup de mineurs, se trouvent encore dans l'enclave et a jugé la réponse de Madrid insuffisante.
Autres opinions
Le New York Times rapporte des spéculations non prouvées selon lesquelles le Maroc, peut-être encouragé par Israël et les États-Unis, aurait organisé la crise. Il évalue le bilan à environ 90 morts, The National à quelque 75 noyés.