Image symboliqueSoulagement et doute dans le sud-est kurde après le vote sur la dissolution du PKK
Le Parlement turc a adopté la loi de dissolution du PKK aux premières heures de mardi. Dans le sud-est kurde, les grâces conditionnelles ont suscité soulagement et doute.
La loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de la cohésion sociale suspend les poursuites et l'exécution des peines à l'encontre des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui a annoncé sa dissolution en 2025 après l'appel de son chef emprisonné, Abdullah Ocalan. Daily Sabah a compté 467 voix favorables dans une chambre de 600 sièges, The National 468 sur 562 députés présents; le parti au pouvoir AKP a apporté 268 voix et son allié MHP 44. Seul le Bon Parti a qualifié l'initiative de concession au PKK. The National évalue à au moins 40.000 le nombre de morts du conflit de quarante ans.
Soulagement, joie et doute
The Hindu rapporte que la région kurde de Turquie a accueilli la grâce conditionnelle avec soulagement, joie et doute. Le PKK et une partie des civils kurdes réclamaient la libération d'Ocalan, incarcéré depuis 1999, mais selon The National il n'était pas immédiatement clair si la loi le concernait.
Le Parlement part en vacances
Les députés ont entamé mardi leurs vacances d'été, reportées du 1er juillet, clôturant une session marquée par l'adoption de 21 lois, rapporte Daily Sabah. Ils reviendront le 1er octobre.
Autres opinions
Daily Sabah, proche du gouvernement, présente le vote comme une étape démocratique majeure et qualifie le PKK de groupe terroriste; The National souligne que le désarmement de ses ramifications en Syrie, en Iran et en Irak n'a rien d'évident.