Image symboliqueLa Syrie condamne à mort Assad et huit autres pour crimes de guerre
Un tribunal de Damas a condamné mardi à mort le président déchu Bachar al-Assad, son frère Maher et sept autres anciens responsables pour la guerre civile qui a fait environ 500 000 morts.
Le quatrième tribunal pénal a reconnu Assad coupable de meurtre avec préméditation, y compris d'enfants de moins de 15 ans, de torture, de détention arbitraire et de crimes contre l'humanité commis par l'intermédiaire des institutions de l'État. C'est le premier jugement le visant depuis sa chute face aux rebelles en décembre 2024, qui a mis fin à cinq décennies de pouvoir de la famille Assad. Les juges ont ordonné que les deux frères soient poursuivis au niveau international, mais la Russie, où ils vivent en exil, refuse de les extrader.
Le seul accusé présent
Le cousin d'Assad, Atef Najib, chef de la sécurité politique de Deraa en 2011, était le seul accusé présent, en uniforme de détenu dans une cage au tribunal. Son dossier portait sur la torture de 15 garçons arrêtés pour des graffitis hostiles à Assad, l'étincelle du soulèvement.
Deraa en fête
À Deraa, les haut-parleurs des mosquées ont relayé le cri « Dieu est le plus grand » ; devant le palais de justice de Damas, des proches de victimes ont célébré le verdict.
Une justice rendue sous l'ancien code
Les peines, susceptibles d'appel, ont été prononcées en vertu du code pénal hérité de l'ère Assad ; une loi sur la justice transitionnelle n'est attendue que plus tard cette année. Le conseiller politique syrien Malik al-Abdeh a déclaré à la FAZ que la rapidité du procès témoignait d'un manque de sérieux.
Autres opinions
Breitbart qualifie la nouvelle direction syrienne de junte dirigée par un ancien cadre d'al-Qaïda ; la FAZ voit dans le verdict une politique symbolique du gouvernement de transition.