Image symboliqueNagasaki commémore 81 ans, Takaichi élude toujours les principes non nucléaires
Nagasaki a commémoré dimanche les 81 ans du bombardement atomique américain, son maire qualifiant les armes nucléaires de « mal absolu ». La Première ministre Sanae Takaichi a de nouveau laissé ouverts les trois principes non nucléaires du Japon.
Des délégués de plus de 90 pays ont observé une minute de silence à 11h02 le dimanche 9 août, la minute où un B-29 américain a largué en 1945 la bombe au plutonium « Fat Man » sur la ville ; 70 000 personnes étaient mortes à la fin de cette année-là. Le maire Shiro Suzuki a jugé la théorie de la dissuasion nucléaire « extrêmement dangereuse et fragile » et a averti les puissances nucléaires et les pays abrités sous leur parapluie qu'une dépendance accrue augmente le risque de guerre nucléaire. Il a demandé au gouvernement de respecter la Constitution qui renonce à la guerre et de participer cette année à la conférence d'examen du traité d'interdiction des armes nucléaires.
Le troisième principe
Takaichi a répété son « approche réaliste et pragmatique » vers un monde sans armes nucléaires et s'est bornée à dire que le Japon maintient actuellement cette politique, comme le 6 août à Hiroshima. Elle soutient les deux premiers principes, ne pas posséder et ne pas développer ; AP fait état de spéculations selon lesquelles elle pourrait autoriser l'introduction d'armes nucléaires.
Réarmement en toile de fond
La cérémonie est intervenue alors que son gouvernement révise la politique de défense pour accroître les capacités offensives, le livre blanc 2026 désignant de nouveau la Chine comme « le plus grand défi stratégique ». Global Times rapporte que le budget pourrait atteindre 10 000 milliards de yens.
Autres opinions
TASS a insisté sur l'omission : la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a affirmé que Takaichi n'avait pas eu le courage de nommer les États-Unis, contrairement à Suzuki. Une tribune du SCMP lit le livre blanc de Tokyo comme un démantèlement des garde-fous pacifistes de l'après-guerre.